C’est la période la plus ouverte dans l’histoire de la République Populaire : le patrimoineinterdit pendant la révolution culturelle est redécouvert.
L’Art moderne est introduit en Chine ; les artistes chinois s’imprègnent des références occidentales. Aussi plaident-ils avec enthousiasme l’aliénation de leurs contemporains. C’est le début d’une réaction contre le réalisme socialiste : ils fustigent les tabous politiques, moraux, et sexuels. En 1985, certains remettent en cause la peinture traditionnelle. Gu Wenda voit par exemple l’art comme un processus d’expression de la vérité intérieure de l’artiste, qui se doit de défier les valeurs sociales existantes. Ses peintures introduisent des images et des mots obscènes. Les canons traditionnels explosent, un nouvel espace s’ouvre. Wenda efface la différence entre moral et immoral, pendant que Wu Shanzhuan donne dans l’humour rouge, qui tourne en dérision la révolution culturelle.

Totem Landscapes #3, 1989
Contrasts Gallery, Hong Kong
Today no water, chapter 29, 2007200 x 300 cm, acrylic and oil based marker on canvas
L’exposition Chine Avant-garde de 1989 : un nouveau souffle
« Trois cents travaux de plus de quatre-vingts artistes étaient présentés à Pékin au cours de l’exposition « Chine Avant-garde ». Il s’agissait du premier inventaire de dix ans de développement de l’art contemporain en Chine. Cette exposition prouvait avant tout que l’art chinois avait atteint l’âge mur, détruisant au fil des années les barrières érigées par l’art traditionnel et officiel. Elle créa une véritable onde de choc à l’intérieur du pays et au-delà des frontières. »
Extrait de : Hung Wu, Exhibiting Experimental Art in China, op. cit., p. 16

Pékin, 1989. China/Avant-garde (No-U-Turn)
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